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Ayant changé de blog car le précédent n'était plus à mon goût, j'ai décidé de reprendre les anciens articles que j'ai écris afin de pouvoir garder sur ce blog les traces de mes chroniques précédentes, surtout celles me tenant à coeur. Pour commencer j'ai décidé de recycler l'artricle d'un de mes livres préférés, Jane Eyre.

 

Voilà un nouvel article qui s'intitulera: "mes essentiels", dedans je vous parlerais des 5 livres (ou plus avec le temps) qui ont véritablement marqués mes goûts littéraires. En lien avec la catégorie coup de coeur, ses essentiels me permettront de parler de ce qu'on appel : mes livres préférés.

Celui que je vais vous présenter fait partie des livres que je prends sans hésiter sur une île déserte.


Jane Eyre. Je l'ai lu il y a maintenant cinq ans et même s'il est difficile pour moi de trouver du temps pour le relire, j'aime toujours regarder ses adaptations et me replonger dans l'univers de Charlotte Brontë.
Au départ je l'ai acheté car cela faisait un bon bout de temps que je n'avais pas lu un classique. C'est sans convictions que j'ai acheté Jane Eyre et les Hauts de Hurlevent d'Emilie Brontë. J'avais beaucoup entendu parler de ce dernier et je préférais le garder pour plus tard. J'ai donc commencé la "brique" qu'est Jane Eyre afin d'en finir avec ce roman et de commencer celui de sa sœur. Ce fut une grande surprise, tout d'abord par ce que j'ai littéralement dévoré ce livre et ensuite par ce que je n'ai vraiment pas aimé les Hauts de Hurlevent.

Jane Eyre c'est vraiment le livre qui une fois qu'on la fini on veut le relire encore et encore. C'est exactement l'effet qu'il a produit sur moi. J'ai pleuré, rit et me suis questionnée à travers ce petit bout de femme aux aventures incroyables et à la force de caractère étonnante.
Car Jane Eyre c'est pour moi l'incarnation de la femme moderne. Vertueuse du début à la fin,ce qui est éloquent chez Jane ce sont ces valeurs si chères à ses yeux.
Elle surprend par des réflexions justes sur la condition de la femme et sur son rôle dans la société.
Alors bien sûr, elle n'est ni libérée, ni sauvage mais elle est pour moi, parfaitement juste et en accord avec elle même.
Au fil de la lecture on se rend bien compte qu'on assite a une jeune femme devenant de plus en plus indépendante, prenant sa vie en main évoluant dans une société pas toujours tendre.
Car Jane Eyre est un roman d'apprentissage suivant l'héroine de son enfance à sa vie d'adulte.
Les personnages gravitant autour d'elle renforce son personnage et sa place dans le roman ainsi qu'un certain feminisme ambiant. Même M. Rochester (personnellement l'homme le plus sexy de la littérature, bon peut-être après Jamie Fraser) finira par se faire happer par la jeune Jane et à devoir être sincère avec elle. 

La plume de Charlotte Bronte est incroyable et nous guide à travers les pages tels une partition de musique. Dès que l'on pense que l'histoire va ralentir, un nouveau rebondissement nous tient en haleine et on ne peut faire autrement que souhaiter à Jane qu'elle s'en sorte.

Résumé :

D’où vient que nous revenions toujours à Jane Eyre avec le même attrait ? Avec le sentiment d’y trouver le romanesque porté à un degré de perfection ? Sans doute, le roman offre un concentré de ce que le genre peut offrir : l’histoire d’une formation, l’affrontement d’un être solitaire avec sa destinée, la passion, la peur, le mystère. Il répond à ce qu’attendait Stevenson de toute fiction digne de ce nom : la lecture en est absorbante et voluptueuse. Absorbante, son intrigue habilement machinée tient en haleine le lecteur au point que l’éditeur, dit-on, lorsqu’il reçut le manuscrit, ne put en interrompre la lecture. Voluptueuse aussi, cette « romance » qui noue inextricablement la passion et la peur. On dirait presque que Stevenson pense à Jane Eyre lorsqu’il évoque (dans l’essai consacré à l’art de la fiction) le souvenir envoûtant d’un livre qu’il a lu dans l’enfance : « il était question, nous dit-il, d’une haute et sombre demeure, la nuit, et de gens montant à tâtons un escalier seulement éclairé par une lumière venant de la porte ouverte d’une chambre ». Dès sa parution, en 1847, le roman a connu un immense succès. Même la reine Victoria le mentionne plusieurs fois dans ses notes de lectures L’excès est au coeur de la poétique du roman. Il opère une synthèse entre une forme de réalisme sombre, à la Dickens, le christianisme, son sens du mal, ses grands symboles, et le romantisme, héritier du courant gothique, cette « exploration littéraire des avenues de la mort » . Le personnage de Rochester est au carrefour de toutes ces influences : figure complexe de Satan, de Don Juan, de pécheur. La plus grande réussite de Charlotte Brontë est probablement d’avoir tiré d’elle-même, de cette soif qui « apprend l’eau », selon le mot d’Emily Dickinson, cette inoubliable figure de cavalier sombre, de maître hautain - ce parfait Adam. - Jane Eyre Poche 2012.

Image : adaptation sortie en 2012 avec Michael Fassbender & Mia Wasikowska de Cary Fukunaga.

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